Relire sa vie avec Saint Ignace de Loyola

Nous allons parcourir ensemble, étape par étape, la prière de relecture de sa vie selon le schéma des Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola, au N°43.

Plan :
1° « Sors vers toi » : entrée en prière
2° « Rendre grâce à Dieu Notre Seigneur pour tous les bienfaits reçus » : 1er point d’Ignace.
3° Demander l’Esprit pour ouvrir notre vie, spécialement le plus difficile, à l’amour et à la
miséricorde de Dieu. 2e, 3e et 4e points d’ Ignace
4° Discerner comment repartir. 5e point d’Ignace.

  • Pour Ignace, la prière de contemplation à partir de la Parole de Dieu et la prière à partir de sa vie sont intimement liées et reliées : la Parole de Dieu est pour nous, comme la plongée dans un « milieu vital », à partir duquel nous trouvons une source d’inspiration et d’énergie spirituelles ; la vie, elle, apporte le poids du réel, souvent opaque, comme un défi et une épreuve de vérité pour la Foi.
  • Mais si nous n’avons pas le temps de vivre ces 2 temps de prière, sur une journée, Ignace privilégie plutôt le temps de relecture, comme un plus grand moyen d’union à Dieu en tout ce qui nous touche intimement ; car c’est là que se prolonge le Mystère de la Présence de Dieu dans notre réalité et notre histoire.
  • Chacun vit la relecture selon sa personnalité propre. Cependant, il est bon de prendre conscience du mouvement interne de cette prière ignatienne.

1re étape : « Sors vers toi »

Une série de petits exercices pour entrer dans la prière :

  • Le premier est peut-être le plus difficile : nous arrêter Trouver un moment, chaque jour ou chaque semaine pour « arrêter le moulin ». Et trouver aussi un petit coin où il soit possible d’être seul. Avoir une bougie, une icône, quelque chose qui nous permet de marquer la transition.
  • Et puis, faire silence. Bien sûr, le film de la journée sera l’objet de la relecture, mais pour bien pouvoir le regarder, il nous faut d’abord sortir du film. C’est à dire prendre distance, laisser s’apaiser les répercussions émotives, mentales, affectives, de ce que nous avons vécu, encaissé, pour revenir au centre de nous mêmes. Comment faire cela ? Anthony de Mello propose un exercice qui peut nous aider : bien nous installer dans notre coin de prière, comme sur un rivage au bord du fleuve, en terre ferme ; de là, regarder passer devant nos yeux la flottille de nos préoccupations, soucis, états d’âme. Nous pouvons les reconnaître, les nommer, mais nous ne les suivons pas ; nous restons sur notre sol et les laissons passer.

– « sors vers Toi » : Alors peu à peu s’installe un silence qui n’est pas vide, mais présence :
présence à soi, hors de tout rôle, responsabilité, activité. Nous éprouver vivants, fatigués, joyeux, inquiets…nous ressentir respirant, animés par le souffle de la Vie, le Souffle de l’Esprit. Nous ressentir, non nous penser…simplement, pouvoir être présents à notre humanité dans la solitude.

  • Et puis, lentement, dans un acte de foi, nous ouvrir à « l ‘Hôte intérieur » présence cachée qui est là, dans le Secret, et qui nous accueille en grâce. (Mat 6,v.6) : Dieu familier, « mon Dieu », Celui que l’on ne peut dire, mais que l’on sait.
  • Souvent, à ce moment, il nous est donné un chant, une prière, un geste, comme un jaillissement d’amour ! C’est bien nous et cela vient de plus loin que nous ! « Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos, tant qu’il ne repose en Toi ! » (Saint Augustin)

Un témoignage pour illustrer cette sorte de « liturgie » du soir, tout à fait personnelle :
Une malade me disait : « Le jour, j’ai besoin de ma colère pour me battre avec la maladie,
Mais le soir, je rentre « chez moi », je tire les rideaux et je m’assois comme quand j’étais
petite, sur les genoux de ma grand mère, les deux pieds sur le bras du fauteuil. Là, je suis
dans les bras de Dieu. »

Ainsi, ce premier temps nous conduit, simplement, à entrer dans « un silence qui est présence » :
– Présence à soi : écouter son cœur ;

  • Présence au Seigneur qui est Lui même en ‘silence de présence’ à nous ;
  • Présence à notre aujourd’hui, à notre semaine, à ce qui nous habite, dans le respect de ce qui nous a été donné de vivre !

2e étape : « Rendre grâce à Dieu pour tous ses bienfaits »

Le fait de nous être posés dans le silence et d’avoir pris un peu de recul par rapport au vécu du jour ou de la semaine nous introduit au 1er point proposé par Ignace pour la relecture de vie : « Rendre grâce à Dieu pour tous les bienfaits reçus » (E.S. 43), et cela, même avant d’avoir commencé à relire.

Rendre grâce ne nous est pas si spontané, surtout le soir, après la fatigue du jour !
Cela suppose une sorte de décentrement, un cœur pauvre, vidé de lui pour s’émerveiller de tout ce qui vient à lui…un peu comme François d’Assise, dans le jaillissement de son cantique des créatures. Mais si nous ne sommes pas tous de ces « pauvres », si nous sommes encombrés de soucis ou de stresse, comment faire pour nous risquer dans la louange et la gratitude, sans que ce ne soit artificiel ou volontariste ?

– Peut-être, une parabole va nous éclairer quelque peu : tous, dans notre pays, nous avons vu des moulins, avec 4 grandes ailes qui donnent prise au vent, ou des moulins avec une « roue à aube » immergée dans une rivière profonde.
Tandis que la force du vent ou la puissance du torrent font tourner le moulin, à l’intérieur, les meuniers sont tout entiers pris par leur besogne : approvisionner en grains et faire une belle farine…ils n’entendent que le bruit de la meule, et la journée passe dans ce dur labeur.
Le soir, quand ils arrêtent le moulin et sortent dehors, le vent, lui, ne cesse pas de souffler ; le torrent ne cesse pas de couler.
Peut-on imaginer ces hommes, sortant du travail, pris par le souffle du vent, le murmure du torrent ? peut-on les voir traverser d’une immense gratitude, parce qu’encore aujourd’hui le vent a soufflé, le torrent a coulé ? peut-on sentir la connivence intérieure entre le meunier, son moulin, et ‘son’ torrent ou ‘son’ vent du jour ! Pour nous, il en est un peu de même :
Il me semble que, quand Ignace nous demande de « rendre grâce à Dieu pour tous les bienfaits reçus », c’est : « quand tu as arrêté ton moulin, le soir, un instant, écoute le murmure de la Source, ressens le souffle de l’Esprit en toi, revois quelle grâce a fait que tu as pu vivre tout ce que tu as vécu. Laisses toi remplir de gratitude pour cet ‘Allié’ discret, à l’intérieur de toi et, tout simplement , dis lui merci » !

– Plusieurs ont lu « une vie bouleversée ». Il est émouvant de lire le témoignage d’Etty Hillesum dans ce journal : alors qu’elle décrit avec une clairvoyance aigüe le quotidien du camp, la dureté, l’impuissance et le destin inéluctable de la déportation, elle ne cesse de répéter : « et pourtant la vie est belle ». Elle dit qu’elle ne sait d’où lui vient ce goût, cette conviction ; ils lui sont donnés, témoignant que la Vie, en chacun, déborde infiniment le quotidien le plus sombre.
« C’est comme une petite vague qui remonte toujours en moi et me réchauffe, même après les moments les plus difficiles : ‘comme la vie est belle pourtant’. C’est un sentiment inexplicable. Il ne trouve aucun appui dans la réalité que nous vivons en ce moment. »
(journal 24 Septembre 1942)
« Je voulais seulement vous dire : oui, la détresse est grande, et pourtant il m’arrive souvent, le soir, quand le jour écoulé a sombré derrière moi, de longer les barbelés, et toujours, je sens monter de mon cœur – je n’y peux rien, c’est ainsi, – la même incantation : la vie est une chose merveilleuse et grande… » (lettre de Westerbork du 3 Juillet 43)

– Chacun de nous peut se rendre attentif à sa propre expérience de vie, au quotidien :
Par exemple, en hôpital, il y a des jours où la possibilité de rendre grâce à Dieu semble bien mince pour certains ! et cependant, c’est là où j’ai compris ce que cela veut dire quand quelqu’un murmure : « c’est la foi qui me porte, qui me fait tenir ! » La foi, même quand on se sent abandonné ! Foi en l’indéfectible Source qui porte et tient quand plus rien ne nous tient ! Foi qui est une « action de la grâce » au sens littéral ; foi – confiance que personne n’est éprouvé au-delà de ce qu’il peut porter.

Ici, nous découvrons que « l’action de grâce » demandée par Ignace, n’est pas un effort d’optimisme, mais un consentement croyant, paisible, à la Vie en nous.

Nous pouvons noter que les termes d’Ignace nous mettent dans le climat de la dernière contemplation des Exercices qui ouvre à la gratitude : « me remettre en mémoire les bienfaits reçus : création, rédemption et dons particuliers. Peser avec beaucoup d’amour combien Dieu N.S. a fait pour moi, combien Il m’a donné de ce qu’Il a…et combien Il désire se donner lui-même… »(E.S. 234).

Faire mémoire des bienfaits du Seigneur, c’est reconnaître notre relation intime avec Lui.
« De Sa Plénitude nous avons tous reçu, et grâce sur grâce »Jn 1, v.16.
C’est pourquoi nous rendons grâce !

3e étape : Relire le vécu pour y lire Dieu

Dans notre monde sécularisé, Dieu n’est pas évident ! Si souvent, dans nos milieux de vie, nous avons le sentiment de l’absence pure et simple de Dieu, voire de son étrangeté. Les questions à résoudre sont tellement hors du champ de la foi que nous ne savons comment faire le lien : « Où est-Il ton Dieu ? » questionne le psaume
Et pourtant, au regard de la foi, c’est bien le monde lui-même qui est l’espace où Dieu continue de se donner, de s’incarner comme il y a 2000 ans en Palestine. Et c’est en partant de cette foi en l’Incarnation, qu’Ignace ose nous proposer de « chercher et trouver Dieu en toutes choses ». Car, tout peut servir de médiation à Dieu pour se révéler à nous, nous parler, et nous aimer dans notre réel quotidien.
Alors, comment discerner la présence de Dieu, Dieu lui-même, là où Il paraît absent, dans nos milieux de vie et pas seulement dans certains lieux, temps ou relations privilégiés ?

Dans la Bible, c’est souvent par leur relecture que nos ancêtres dans la foi reconnaissent la présence de Dieu dans leur vie : quelques exemples :
– Moïse : Ex 36, v.23 : il consent à voir Dieu de dos, après son passage.

  • Jacob : Gn 28,v.16 : « Dieu était là et je ne le savais pas » : ses yeux s’ouvrent, après.
  • Gn 32,v. 23-30 : Jacob encore et son combat de nuit avec un inconnu, dont il se découvre blessé et béni, après coup.
  • Elie : 1er R 19,v.11-13 : il reconnaît « Dieu dans le murmure d’un fin silence ».
  • Marie elle-même, retenait tout dans son cœur pour le méditer et s’en nourrir.

De ces exemples, nous voyons que le croyant fait l’expérience de Dieu, après coup, et de Dieu non tel qu’Il est en lui-même, dans son Mystère, mais tel qu’Il se donne à lui et tel qu’Il se révèle à l’oeuvre dans le monde. Dieu est toujours « Dieu- avec- nous », « Dieu- vers- nous », dans une infinie prévenance d’amour, même si nous ne la ressentons pas. La relecture nous aide à être à ce rendez vous d’amour.

Relire pour « chercher et trouver Dieu »dans notre vécu : comment faire ?
– Nous avons pris le temps d’entrer dans notre cœur profond et en « action de grâce ».
(cf articles précédents).En effet, seul l’Esprit nous permet d’approcher la profondeur cachée, divine de notre vécu et de « voir Dieu » là où Il n’est pas visible a priori. Un peu comme les infra rouges nous révèlent la face cachée, insoupçonnable de paysages familiers que la seule lumière du jour ne nous montre pas.
« Par TA Lumière, nous voyons la LUMIERE » nous dit le Ps 35, v.10.

– Pour relire, il y a plusieurs portes d’entrée :
* Nous pouvons faire repasser dans notre mémoire le film de la journée et le regarder comme une page d’évangile, y cherchant la trace du Ressuscité, compagnon invisible de notre route : (cf Luc 24).Il peut y avoir des moments qui nous attirent d’emblée ; souvent, c’est surprenant, inattendu ; parfois des choses infimes : un visage, une parole, un sourire, rendent notre cœur tout brûlant .
D’autres choses deviennent « signes » pour une question que nous portons.
Enfin, nous pouvons faire un « arrêt sur image », là où des faits forts nous interpellent : comment le Seigneur y est présent et nous parle ? Et comment nous avons réagi ?

* Il est possible aussi de nous demander : qu’est ce qui nous habitait durant ce jour ? quels mouvements intérieurs nous traversaient et pourquoi : tristesse, inquiétude ? ou confiance, joie, paix ? Nous pouvons nous arrêter pour discerner avec le Seigneur vers où nous sommes poussés, à travers cela.

* Et puis, il y a l’écart entre ce que nous avons vécu et ce que nous désirions vivre : l’espace de la défaillance, de la déception de soi et/ou des autres, l’espace du péché aussi. Ignace nous conseille : « demander pardon » : qu’est ce à dire ?
Le chrétien ne croit pas d’abord au péché mais d’abord au pardon, selon notre credo ! et c’est tellement essentiel comme nuance ! car la foi au pardon 1er nous centre sur Dieu, sur cette qualité spéciale de Sa tendresse qui peut prendre en Lui le bon et le moins bon. Alors il est possible de lui confier, humblement, ce qui nous fait souffrir, fut-ce de notre faute, et de consentir qu’Il puisse couvrir de Sa Miséricorde tout ce qui nous habite ! Lui confier même notre peu de foi et notre perplexité.

N’est ce pas cela se convertir, se retourner vers Dieu, pour repartir dans la Paix ?

Textes pour prier :

Dans la Bible, c’est souvent par leur relecture que nos ancêtres dans la foi reconnaissent la présence de Dieu dans leur vie :

  • Moïse : Ex 36, v.23 : il consent à voir Dieu de dos, après son passage.
  • Jacob : Gn 28,v.16 : « Dieu était là et je ne le savais pas » : ses yeux s’ouvrent, après.
  • Gn 32,v. 23-30 : Jacob encore et son combat de nuit avec un inconnu, dont il se découvre blessé et béni, après coup.
  • Elie : 1er R 19,v.11-13 : il reconnaît « Dieu dans le murmure d’un fin silence ».
  • Marie : Luc 2, v. 19 et 51 : elle-même, retenait tout dans son cœur pour le méditer et s’en nourrir.

Au cours de la prière sur ces textes :

  • Relire ma propre histoire, les événements qui me touchent ; revoir où, comment Dieu me parle, me fait signe à travers eux ?
  • Ou bien relire des événements de ma vie dans lesquels j’ai l’impression que Dieu était là ! des événements qui me disent que Dieu était avec moi !

Relecture de l’ensemble :
Est ce que je sens que mon expérience de Dieu est un peu différente de l’image que
j’avais de Dieu ?

4e étape : Repartir du Christ, en alliance

« Il vous précède en Galilée : c’est là que vous le verrez »(Marc 16, v.7)

Nous avons déployé les étapes de la prière de relecture ; en réalité, elle ne sont pas séparées mais appartiennent à un seul mouvement : au début, nous venions chargés du poids du jour et nous partions à la recherche de nous mêmes et de Dieu ; à la fin, notre cœur est devenu tout brûlant ; en cours de route, nous refaisons l’expérience des disciples d’Emmaüs.
Le dernier moment de notre prière est tributaire du climat des 3 autres moments :
– Climat de recul et de paix qui nous assure une certaine liberté intérieure .

  • Climat d’action de grâce qui place nos vies sur un horizon d’Eternité.
  • Climat de miséricorde qui fait que dans la confiance que Dieu nous fait, nous nous faisons aussi confiance pour risquer un nouveau départ.

Ainsi, avant de conclure notre prière de relecture, il est bon de parler avec le Seigneur, comme avec un ami, un familier, car il est essentiel de repartir le lendemain, à partir de Lui et non à partir de nous :

  • Le désir de Dieu est que nous soyons heureux d’un vrai bonheur et que nous aidions les autres à cela. Comment continuer à vivre selon la logique du Christ et des Béatitudes, dans ce qui nous attend demain ?
  • Nous avons perçu en nous des mouvements vers la Vie, la liberté, la joie… d’autres mouvements peut-être d’inquiétude, d’angoisse, de trouble, découragement, etc… « Choisis la Vie » nous dit le Seigneur… cela peut-être un combat pour renoncer à nos sentiments propres et nous ouvrir à ceux qui viennent de notre être plus profond !
  • Et puis, nous avons saisi des appels sur lesquels il peut y avoir à discerner.

C’est tout cela que nous tentons de mettre au clair dans un dialogue avec le Seigneur .
Cette prière peut se terminer comme une prière eucharistique : que tout soit pris dans l’offrande du Christ à son Père, notre aujourd’hui et notre demain, pour le salut de l’humanité.
Pour garder mémoire, nous pouvons prendre quelques notes de ce qui nous semble important.

A plus long terme : Relire pour relier :

En Afrique on dit : « en brousse, il n’y a pas de chemin ; ce sont les pas qui font le chemin ! » Mais un pas ne suffit pas pour faire un chemin. C’est pas après pas, jour après jour, de relecture en relecture quotidienne que notre chemin se trace.
De temps en temps, une fois par semaine ou par mois, ou pour préparer la rencontre avec notre accompagnateur, nous relisons ces notes de nos relectures de vie et nous les relions. Cela nous aide à discerner si ce que nous vivons est bien dans la direction fondamentale de nos choix de vie, si nous gardons le cap et le même horizon, malgré les inflexions et les virages. Souvent nous constatons avec reconnaissance que « le Seigneur écrit droit avec des lignes courbes » et que l’articulation des jours met en lumière un vrai chemin de vie et de grâce, avec ses crises, ses tâtonnements et ses moments de plénitude, de joie et d’accomplissement. De plus, si nous devons faire une décision, prendre une orientation nouvelle, ce n’est pas à partir de nulle part. Nos décisions s’appuient sur un chemin déjà là et en continuité avec ce que le passé nous a fait devenir !

Ainsi, la relecture nous aide à vivre unis à Dieu tout en restant incarnés dans l’épaisseur du monde où elle nous aide à trouver Dieu. Et si nous restons éveillés dans notre compagnonnage avec le Christ ressuscité, du même coup aussi, nous sommes aidés à être éveillés dans notre compagnonnage avec la terre, nos proches et nos lointains, solidaires du chemin des hommes . Là, humblement, en double solidarité, se tissent des liens de familiarité, d’intimité, de conformité avec Jésus et son Evangile et des liens d’engagement pour contribuer à quelque chose de meilleur pour nos frères.

En guise de conclusion :

« L’essentiel est bien de « chercher Dieu », de « trouver Dieu », d’être unis à Dieu dans la familiarité la plus grande possible. Certes, mais , chaque fois, « en toutes choses ». Dans la révélation chrétienne de Dieu venu « habiter parmi nous »
(Jean 1,v.14), du Christ « homme au milieu des hommes »(Jean 1 v.26), tout doit devenir terre sainte, haut lieu spirituel : la maison et la rue, le travail et le repos, la jeunesse et la vieillesse, la prière et les rencontres. » (Edouard O’NEILL , s.j.)

Alice Tholence, sœur de St André
Membre de la CVX