Mgr Percerou s’adresse à vous

Voici les premiers mots de Mgr Percerou adressés à tous les fidèles de notre diocèse et plus particulièrement à vous les jeunes !

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Nous venons de vivre une belle célébration, belle comme est l’Église quand elle se rassemble dans la diversité de ses membres pour célébrer son Seigneur, et pour se rappeler qu’avec Lui, elle n’a rien à craindre des rigueurs du temps. Je remercie toutes celles et tous ceux qui, depuis de nombreuses semaines, l’ont préparée avec générosité et savoir-faire et, plus largement, tous ceux qui ont contribué de mille manières et avec de nombreux talents, à l’organisation et à la réussite de cette journée.
 
            Permettez-moi de saluer en priorité nos amis qui ne sont pas avec nous cet après-midi, dont certains nous écoutent grâce à RCF en Allier et à RGC en Eure et Loir : Je pense tout particulièrement aux personnes âgées et malades, chez elles ou en milieu hospitalier ; aux détenus des prisons de Moulins et de Montluçon que je suis allé rencontrer ces derniers jours, ainsi que ceux de mon ancien diocèse. Et nous n’oublions pas les jeunes et les adultes, les familles, dans ce département, qui souffrent du déclassement social, sans emploi, en grandes difficultés économiques et qui doutent de l’avenir.
 
            Je voudrais faire mien les remerciements prononcés par le père Millet au début de cette célébration : merci à monseigneur Ventura, notre nonce apostolique ; à mes frères évêques présents, venus m’accueillir dans la fraternité épiscopale, mais également à tous ceux qui, indisponibles en ce dimanche, ont tenu à m’exprimer leur amitié.
 
            Merci à vous, représentants des Églises-sœurs, d’être là avec nous. A vous, représentants de la communauté juive de Vichy ; à vous, représentants des communautés musulmanes du département.
 
            Merci, enfin, aux autorités civiles et militaires, élus et représentants de l’état, qui avez tenu à honorer de votre présence cette célébration.


 
            Frères et sœurs, diocésains de Moulins, dans la diversité de vos vocations, de vos âges, de vos histoires, je vous rejoins aujourd’hui pour poursuivre, avec vous, l’aventure de la foi en Bourbonnais. Nous avons commencé depuis quelques semaines à faire connaissance. Merci pour votre accueil chaleureux ! Pour votre joie à me recevoir ! Oui, je l’ai dit, il a fallu me déraciner : Ce n’est pas simple quand on a vécu plus de 50 ans dans la même terre… Mais je crois que l’enracinement se passe bien… Je suis déjà, un peu, bourbonnais et je crois que je me plairais bien chez « nous » !
 
            J’ai pu saisir la vitalité de notre Église diocésaine à travers de nombreuses rencontres. Découvrir aussi les projets en cours, les défis à relever, mesurer également ce que nous devons à mes deux prédécesseurs dans cette vitalité : Son éminence le Cardinal Philippe Barbarin, Monseigneur Pascal Roland. Ils sont avec nous aujourd’hui et je les en remercie !
 
            Frères et sœurs, aujourd’hui, nous faisons alliance. Je deviens votre pasteur, vous devenez mon Eglise. Ensemble, désormais, nous sommes le peuple de Dieu en marche, au cœur de ce territoire et de son histoire. Je vous reçois comme un don de Dieu avec vos richesses, vos talents et tous les efforts déjà déployés pour que l’Évangile rejoigne les cœurs, avec vos pauvretés aussi et vos limites. Vous m’accueillez avec ce que je suis : ce que j’ai reçu de ma famille, présente aujourd’hui, nombreuse, parmi nous ; du diocèse de Chartres, et de tout ce qui a marqué mon itinéraire. On vous a dit au début de cette célébration quelles étaient mes qualités, vous aurez tôt fait de découvrir mes limites et mes défauts !
 
            Nous faisons alliance parce que « l’Évangile nous presse ! ». Nous devons ensemble proposer le Christ et son Évangile de vie parce que si nous ne le faisions pas, nous ne serions pas l’Église !
Parce que nous ne pouvons pas garder pour nous seuls, notre joie d’avoir rencontré le Christ et l’espérance qu’il nous donne. Parce qu’il nous appelle à poursuivre, au souffle de l’Esprit, la mission qu’il a reçue du Père : révéler à chaque homme, quelqu’il soit, qu’il est son enfant bien-aimé, sauvé par sa vie donnée. Là est la seule richesse que nous possédons mais qui seule est capable de remettre debout. Rappelez-vous Pierre à la Belle Porte du temple de Jérusalem. Au paralysé qui tendait la main vers lui pour quémander quelqu’argent, il dit : « je n’ai ni or ni argent, mais ce que j’ai je te le donne. Au nom du Nazaréen, lève-toi et marche » !
 
           

Là est l’ordre de mission pour chacun de nous, et pour nous tous ensemble, Église de Moulins. Certes, nous connaissons les contraintes liées aux réalités géographiques et humaines de notre département ainsi qu’à la situation de notre Église diocésaine, elles pourraient nous faire baisser les bras ! Mais nous vivons de l’Espérance jailli un petit matin de Pâques, alors qu’un groupe de femmes, pleurant la mort du maître, se préparaient à faire sa toilette mortuaire. « Il est vivant, ressuscité ! » : De ce simple cri naissait l’Église du Christ, naissait le peuple de l’espérance. Cette Église que nous sommes, au service de laquelle je viens d’être ordonné évêque et que je rejoins avec joie et confiance. Je la rejoins afin d’être, avec vous, disciple et témoin d’espérance. Je la rejoins afin d’être, pour vous, évêque, c’est à dire pasteur, veilleur et éveilleur !
 
            Pour terminer, je voudrais me tourner vers la jeunesse de notre Église, présente dans cette cathédrale mais aussi à St Pierre et au Sacré cœur. L’Église, c’est vous aussi ! J’ai besoin de vous, et nous avons tous besoin de vous : de votre fraîcheur, de votre élan pour que notre Église témoigne de la jeunesse de l’Évangile. Nous avons besoin de vous aussi pour qu’auprès de vos amis, de vos familles, vous soyez des ambassadeurs du Christ. Ouvrez-grand votre cœur aux appels du Seigneur, rendez-vous disponible, mettez-vous à son service et à celui de son corps qu’est l’Église. Là est la source d’un grand et vrai bonheur. Et si je compte sur vous, soyez certains que vous pourrez compter sur moi et sur vos frères et sœurs chrétiens !
 
            Confions maintenant à Marie notre diocèse, confions-nous à sa tendresse maternelle. Elle nous dit, comme aux serviteurs des noces de Cana : « faites tout ce qu’il vous dira ».


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